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	<title>Univercampus</title>
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		<title>Comment devenir (bon) formateur ?</title>
		<link>https://univercampus.com/2023/05/30/comment-devenir-bon-formateur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Siny Seck]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 May 2023 12:59:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Learning]]></category>
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					<description><![CDATA[Vous pensez que tout le monde peut devenir formateur à partir du moment où il a des compétences ? Détrompez-vous[&#8230;]]]></description>
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<p>Vous pensez que tout le monde peut devenir formateur à partir du moment où il a des compétences ? Détrompez-vous ! Il ne s’agit pas uniquement de proposer des formations, mais de&nbsp;<strong>devenir BON formateur</strong>. Pour cela, de nombreuses&nbsp;<strong>qualités</strong>&nbsp;vous seront nécessaires. Vous devrez également adopter&nbsp;<strong>de bonnes pratiques,</strong>&nbsp;faire un gros travail de préparation et vous plier à une réglementation en perpétuel mouvement.</p>



<p>Alors, non, vraiment, devenir formateur ne s’improvise pas. Vous voulez connaître les secrets de ceux qui peuvent, aujourd’hui, affirmer qu’ils le sont ? Suivez le guide ! Nous vous accompagnons à la découverte de ce formidable métier.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Par quoi commencer pour devenir bon formateur ?</strong></h2>



<p>Avant de vous lancer dans la formation, vous devez savoir dans quoi vous vous engagez. Vous aurez plusieurs démarches à faire, en amont, pour bénéficier de ce statut et pouvoir transmettre vos connaissances.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Se poser les bonnes questions</strong></h3>



<p>La première question à vous poser est sans aucun doute : “<em><strong>pourquoi devenir formateur ?</strong></em>“. Cela peut-être pour des raisons financières, parce que vous avez envie de partager ou encore parce que vous voulez donner une nouvelle orientation à votre activité. Comprendre vos motivations est essentiel pour la suite. Par exemple, si votre seul but est de gagner de l’argent, pensez-vous pouvoir réellement apporter à vos apprenants ce qu’ils recherchent ? Êtes-vous prêt à travailler dur pour acquérir des qualités nécessaires à cette fonction ? Si, au contraire,&nbsp;<strong>vous souhaitez transmettre</strong>, êtes-vous capable d’utiliser les&nbsp;<strong>nouveaux outils et techniques à votre disposition</strong>&nbsp;?</p>



<p>De même, vous devez parfaitement maîtriser votre sujet. Cela peut paraître élémentaire, mais de nombreuses personnes pensent qu’il suffit de regarder des tutos YouTube ou d’avoir soi-même suivi une formation sur une thématique pour être expert. C’est très loin d’être le cas.</p>



<p>Enfin, intéressez-vous à&nbsp;<strong>votre offre</strong>, à la&nbsp;<strong>concurrence</strong>&nbsp;et&nbsp;<strong>aux besoins des apprenants</strong>.&nbsp;<strong>Une étude de marché</strong>&nbsp;reste, de fait, essentielle, avant de se lancer dans ce type d’activité. Plus la concurrence sera importante, plus vous devrez communiquer. En avez-vous les moyens aujourd’hui ou pouvez-vous déléguer efficacement cette tâche ? Nous vous invitons à ne pas négliger cette étape pour ne pas vous retrouver face à une activité peu rentable.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Choisir le bon statut juridique</strong></h3>



<p>Tout un chacun peut aujourd’hui devenir formateur sans diplôme. Toutefois, vous devrez pour cela, choisir entre plusieurs statuts juridiques :</p>



<ul>
<li><strong>l’entreprise individuelle</strong>&nbsp;(dont la micro-entreprise) ;</li>



<li>la création d’une&nbsp;<strong>société unipersonnelle</strong>&nbsp;;</li>



<li>le&nbsp;<strong>portage salarial.</strong></li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>&nbsp;</strong></h3>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Avoir une bonne connaissance de soi-même</strong></h3>



<p>À ses débuts, le formateur peut tout aussi bien développer le syndrome de l’imposteur que de celui qui pense détenir le savoir ultime. Le but est, bien entendu, d’atteindre l’équilibre. Vous avez, comme tout le monde, des&nbsp;<strong>forces</strong>&nbsp;et des&nbsp;<strong>faiblesses</strong>. Ces dernières vous permettront de définir un juste cursus vous concernant. Vous savez que vous n’avez pas confiance en vous ? Alors préparez-vous bien avant chaque cours pour éviter d’être pris au dépourvu lors d’une question que vous n’aviez pas anticipée. Vous bégayez lorsque vous êtes stressé ? Apprenez à gérer votre stress.</p>



<p>Vous préférez enseigner à des personnes disposant déjà de bases solides ? Alors, limitez votre cible. Vous devez parvenir à une bonne connaissance de vous-même pour trouver des solutions.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>4 qualités indispensables pour devenir bon formateur</strong></h2>



<p>Les&nbsp;<em><strong>soft skills</strong></em>&nbsp;ou&nbsp;<strong>qualités personnelles</strong>&nbsp;ont pris de plus en plus de place dans nos vies professionnelles. Plus question aujourd’hui de faire l’impasse sur ces aspects qui vous permettront de réellement&nbsp;<strong>vous dépasser</strong>&nbsp;et&nbsp;<strong>devenir un bon formateur</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Être un bon pédagogue</strong></h3>



<p>La&nbsp;<strong>pédagogie</strong>&nbsp;est la base même du métier. Vous aurez beau disposer de toutes les compétences techniques, vous ne parviendrez pas à favoriser l’acquisition des connaissances de vos apprenants sans cette qualité.</p>



<p>Celle-ci consiste à&nbsp;<strong>savoir s’adapter à des publics aux niveaux parfois variables</strong>. Votre discours et vos cours dépendront donc de ces derniers. Les élèves semblent s’ennuyer et/ou décrocher au milieu du cours ? Ajustez votre rythme, donnez des exemples concrets, changez de place dans la salle, de gestuelle… Tout un art, finalement !</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Être disponible et à l’écoute</strong></h3>



<p>Pour devenir bon formateur, vous devrez disposer de s<strong>olides compétences relationnelles</strong>. Et cela en e-learning comme en présentiel ! Vous devez ainsi rester à l’écoute de vos apprenants et vous montrer disponible. En effet, le stagiaire&nbsp;<strong>ne doit pas se retrouver seul face à ses difficultés,</strong>&nbsp;il doit savoir qu’il peut faire appel à vous en cas de problème. Le cours est terminé ? Prenez le temps de répondre aux questions. Invitez-les également à échanger et à vous faire leurs retours pour favoriser la&nbsp;<strong>mise en place d’une relation de confiance.</strong></p>



<p>Le ressenti de vos apprenants est essentiel. Vous vous trouvez face à un élève en difficulté ? Observez-le. Est-il attentif en cours, que reflète son attitude ? Vous êtes là pour l’aider à lever les barrières qui nuisent&nbsp;<strong>au développement de ses compétences</strong>. En bref, soyez humain !</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Être enthousiaste dans la transmission de vos savoirs</strong></h3>



<p>En formation continue, difficile de se retrouver à nouveau sur les bancs de l’école après, souvent, plusieurs années à exercer un emploi. Devenir bon formateur face à ce type de public nécessite donc de&nbsp;<strong>rendre votre cours le plus vivant possible</strong>. Votre&nbsp;<strong>enthousiasme</strong>&nbsp;sera votre allié pour relever ce challenge. Vous êtes un professionnel de la comptabilité ? Éloignez-vous parfois des chiffres ou illustrez-les grâce à votre&nbsp;<strong>expérience</strong>&nbsp;et des<strong>&nbsp;anecdotes qui marqueront les esprits.</strong>&nbsp;<strong>Restez positif</strong>&nbsp;et montrez que vous aimez votre métier.</p>



<p>Rappelez-vous également que les premiers instants avec vos élèves sont primordiaux. Vous devez&nbsp;<strong>faire bonne impression</strong>&nbsp;et leur donner envie de poursuivre les cours.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Savoir se remettre en question</strong></h3>



<p>Vous avez l’habitude de travailler de cette façon depuis des années, ce n’est pas aujourd’hui que cela va changer ! Si vous partez de ce principe, vous risquez fort de ne pas faire recette longtemps.&nbsp;<strong>Le monde du travail est en constante évolution</strong>, tout comme celui de la<strong>&nbsp;formation professionnelle</strong>.</p>



<p>Devenir bon formateur nécessite ainsi une&nbsp;<strong>adaptation à de nouvelles techniques d’apprentissages</strong>, à de nouveaux outils ou pratiques. N’oubliez pas que la concurrence sera parfois rude et que celle-ci n’hésitera pas à se renouveler pour se démarquer.</p>



<p>Vos apprenants vous font des retours négatifs ? C’est le moment de les prendre en compte et&nbsp;<strong>de se remettre en question</strong>. Bien sûr, cela peut être difficile à accueillir, mais vous ne progresserez pas si vous ne les acceptez pas. Sachez vous éloigner de vos ressentis pour aller vers davantage de pragmatisme.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les bonnes pratiques pour devenir bon formateur</strong></h2>



<p>Vous l’avez compris, certaines qualités sont essentielles pour devenir bon formateur. Mais vous devrez aussi adopter les pratiques de ceux qui, chaque année, parviennent à captiver leurs publics.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Se tenir informé des nouvelles réglementations</strong></h3>



<p>Depuis la&nbsp;<a href="https://travail-emploi.gouv.fr/demarches-ressources-documentaires/documentation-et-publications-officielles/textes-et-circulaires/lois/article/loi-avenir-professionnel" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><strong>réforme de la formation professionnelle, en 2018</strong></a>, les&nbsp;<strong>réglementations continuent d’évoluer</strong>. De nombreux acteurs voient le jour quand d’autres disparaissent. Vos interlocuteurs changent constamment, au point qu’il devient difficile de savoir qui et comment les contacter ? Il est important de se tenir au courant de l’actualité de la formation pour ne pas se laisser déborder par ce type de situation. Vous risquez de perdre un temps important à vous remettre sans cesse à niveau.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Varier les outils pédagogiques</strong></h3>



<p>Devenir bon formateur implique de savoir&nbsp;<strong>alterner entre la théorie et la pratique</strong>. Pour cela, pas de secret : il faut&nbsp;<strong>varier les outils pédagogiques</strong>. Textes, vidéos, études de cas, mises en situation, QCM… Il s’agit d’être créatif pour rythmer vos cours et&nbsp;<strong>motiver vos apprenants</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Personnaliser ses formations</strong></h3>



<p>Vous l’avez compris, en tant que formateur, vous devrez faire face à des publics très différents. Le contenu de votre cours doit donc s’adapter à ces derniers. De même, si certains stagiaires n’ont pas le même niveau de connaissance, vous devrez permettre à chacun d’eux de progresser. Rien de mieux, dans ce cas, que la personnalisation de vos contenus. Non, malheureusement, vous ne pourrez pas réutiliser le même cours chaque année sans jamais plus toucher à vos slides de présentation. Vous devrez les modifier en continu.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Faire une veille de qualité</strong></h3>



<p><strong>La veille</strong>&nbsp;constitue un&nbsp;<strong><em>outil d’intelligence collective&nbsp;</em></strong>qui vous permet de&nbsp;<strong>vous inscrire dans un processus d’amélioration continue</strong>. Nous vous laissons explorer le sujet, mais sachez que, sans elle, il sera, là encore, difficile de rester à niveau.&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Développer son réseau</strong></h3>



<p>Vous connaissez les centres de formation sur le bout des doigts ? Parfait, il ne vous reste plus qu’à vous faire connaître d’eux et à échanger régulièrement afin&nbsp;<strong>d’entretenir votre réseau</strong>. Cela vous permettra de vous tenir au courant de l’actualité du secteur, mais aussi de proposer vos services. N’hésitez pas également à discuter fréquemment avec des formateurs proposant des modules complémentaires. Si un prospect souhaite se former sur ces derniers, vous pourrez ainsi le renvoyer vers eux. Nourrir de bonnes relations avec des personnes qui font le même métier est essentiel pour votre réputation. Nul doute, ils penseront à vous lorsque l’occasion se présentera. Alors, soyez fair-play.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>Se former pour devenir bon formateur</strong></h3>



<p>En tant que formateur,&nbsp;<strong>vous connaissez l’importance de se former</strong>. Il en va de même pour vous. Comment transmettre des savoirs si ces derniers ont déjà évolué ? L’obsolescence des compétences est aujourd’hui une réalité difficile à ignorer.</p>



<p>En dehors de votre secteur d’activité, sachez qu’il existe aussi&nbsp;<strong>des formations de formateur</strong>&nbsp;désormais. De quoi compléter tout ce que nous venons de voir dans cet article et toucher, enfin, votre rêve de devenir bon formateur.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Pour conclure : devenir bon doit être votre but ultime si vous voulez être formateur</strong></h2>



<p>Difficile de s’improviser formateur si on n’en a ni la motivation, ni les qualités, ni les savoir-faire… Et, pourtant, chaque année, de nombreuses personnes se lancent et vendent leur formation. Au risque de déchanter bien rapidement face à la&nbsp;<strong>complexité du métier.</strong>&nbsp;Mais aussi de ne pas s’y retrouver financièrement. Alors, n’oubliez pas : devenir formateur est facile, mais&nbsp;<strong>être un bon formateur requiert du temps.</strong>&nbsp;Et, parfois même, des formations. Cela doit, toutefois, devenir votre but ultime si vous souhaitez vous engager dans cette&nbsp;<strong>belle</strong>&nbsp;<strong>voie professionnelle</strong>.</p>



<p><a href="https://www.digiformag.com/author/cecile/"><strong>Cecile Vienne</strong></a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Choisir sa méthode pédagogique en fonction du contenu de formation</title>
		<link>https://univercampus.com/2023/05/30/choisir-sa-methode-pedagogique-en-fonction-du-contenu-de-formation/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Siny Seck]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 May 2023 12:55:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Learning]]></category>
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					<description><![CDATA[Mener un temps de formation, c’est donner vie à son contenu, le révéler au grand public et le rendre accessible[&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;" class="sharethis-inline-share-buttons" ></div>
<p>Mener un temps de formation, c’est donner vie à son contenu, le révéler au grand public et le rendre accessible à cette assemblée qui trépide d’impatience de le découvrir. Mais comment l’amener et l’animer pour qu’il soit définitivement accepté et intégré par les stagiaires qui la composent&nbsp;?</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>S’interroger au moment de préparer un temps de formation</strong></h2>



<p>Lorsqu’on prépare un temps de formation en tant que formateur, plusieurs questions peuvent venir à nous.<br>À partir de quel moment vais-je considérer le temps de formation abouti / réussi ? Quel message je souhaite faire passer aux stagiaires ? Comment le faire passer de sorte à ce qu’ils puissent le comprendre voire l’intégrer rapidement ? Quel traitement didactique ou quelles étapes vais-je suivre, pour mener ce temps de formation à son terme ? Quels seraient les critères et leurs indicateurs respectifs qui me permettraient de savoir si le temps de formation mené « chamboule » et favorise un « pas en avant » chez les stagiaires ? Quelle « méthode pédagogique » vais-je mettre en place pour animer ce temps de formation de sorte à ce que celle-ci soit la plus adaptée possible au contenu de formation ?</p>



<p>Cette dernière question concernant&nbsp;<strong>le choix de la méthode pédagogique</strong>&nbsp;à mobiliser pour animer un temps de formation est donc l’une des questions essentielles à se poser pour veiller aux progrès de nos stagiaires. Elle implique une réflexion en profondeur et celle-ci peut parfois ressembler à un satellite gravitant autour du contenu de formation sans pour autant venir à sa rencontre. La mission peut parfois être difficile et fastidieuse. Voici «&nbsp;un&nbsp;» éclairage sur cette réflexion pour lever le voile sur celle-ci et y voir un peu plus clair.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Les intérêts de choisir une méthode pédagogique appropriée au contenu de formation</strong></h2>



<p>Commencer à s’interroger sur la méthode pédagogique à mobiliser, c’est d’abord, tenter d’en<strong>&nbsp;percevoir les intérêts</strong>. En effet, si l’on parvient à les rendre explicites, alors il sera plus facile pour le formateur de faire un choix car à chaque fois qu’il trouvera une idée de méthode pédagogique, il pourra, avant de la valider, directement interroger cette trouvaille au regard des différents intérêts et voir si ceux-ci sont pris en compte ou non. Cette démarche entraine, selon moi, une plus grande efficacité dans le choix de la méthode pédagogique, qui se voit par conséquent, la plus adaptée possible au contenu de formation qu’il y a à mener. &nbsp;Je pense que plusieurs intérêts découlent d’un choix judicieux de la méthode pédagogique par rapport au contenu de formation :</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>1. Dévoiler l’essence même du contenu de formation</strong></h3>



<p>L’idée soulevée ici consiste à dire que la méthode pédagogique choisie va permettre plus ou moins, de&nbsp;<strong>faire ressortir ce qui rend le contenu de formation spécifique</strong>. Le formateur peut se poser la question : « en quoi ce que je souhaite transmettre se différencie du contenu d’un autre temps de formation ? ».</p>



<p>Par exemple, pour un contenu de formation mettant l’accent sur les différentes subtilités qui apparaissent dans la manière d’interagir avec les stagiaires. Ce contenu de formation est plutôt « fin », il demande beaucoup de concentration et de différencier différentes manières d’interagir qui parfois peuvent être très proches. Ainsi, la méthode choisie est « dynamique et ludique », c’est-à-dire qu’il y a du mouvement et la forme « jeu » est privilégiée, il est « possible » que les stagiaires soient davantage concentrés sur la forme de transmission, qui se manifesterait par le fait de gagner, que sur le contenu même du temps de formation. Par conséquent, il est possible que cette forme de méthode pédagogique recouvre l’essence même du contenu de formation que le formateur souhaite aborder.</p>



<p>Ce premier intérêt peut servir de repère pour le formateur s’il se pose la question suivante, une fois la méthode pédagogique trouvée :&nbsp;<strong>« est-ce que la méthode pédagogique que je souhaite utiliser va réellement permettre aux stagiaires de porter leur attention dessus et de s’emparer du cœur du contenu de formation ? »</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>2. Permettre de balayer le contenu de formation dans son ensemble</strong></h3>



<p>Le choix de la méthode pédagogique va contribuer au fait que&nbsp;<strong>le contenu de formation</strong>&nbsp;puisse être&nbsp;<strong>abordé en profondeur</strong>, et non de manière superficielle. En effet, il paraît important que la méthode pédagogique choisie puisse&nbsp;<strong>révéler l’ensemble du contenu de formation</strong>&nbsp;et éviter de limiter sa diffusion.</p>



<p>Par exemple, si l’objectif du temps de formation est d’approfondir des connaissances où le formateur recherche à parfaire les réflexions de leurs stagiaires, alors le « temps de réflexion » et « la forme » que cette réflexion va prendre, va jouer positivement ou négativement sur l’atteinte de l’objectif final. Si le temps de réflexion est trop court et qu’il est collectif, alors, d’un côté, les stagiaires risquent de ne pas avoir le temps de creuser leur réflexion et de l’autre, il est également possible qu’ils se « cachent » derrière d’autres stagiaires. Ceci risquerait alors de limiter la réflexion individuelle du fait qu’il y ait une mise en commun collective, à la suite de ce temps de réflexion donné aux différents groupes.</p>



<p>Ce deuxième intérêt peut servir de repère pour le formateur en se posant la question suivante :&nbsp;<strong>« est-ce que la méthode pédagogique que je souhaite utiliser me permet de voir l’ensemble du contenu de formation&nbsp; ? »</strong>.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>3. Favoriser l’appropriation du contenu par les stagiaires</strong></h3>



<p><strong>La nature du contenu de formation</strong>&nbsp;peut&nbsp;<strong>influencer le choix de la méthode pédagogique</strong>, afin que les stagiaires se l’approprient plus facilement. En fonction de notre perception du contenu de formation, la méthode pédagogique utilisée peut être différente en fonction des formateurs.</p>



<p>Par exemple, si le contenu de formation abordé est lié à des connaissances relatives à la « législation », et que le formateur considère ce contenu de formation comme un contenu demandant encore plus d’attention et de concentration chez les stagiaires, &nbsp;alors il peut être intéressant que la façon d’animer le temps de formation contraigne les stagiaires à être très rigoureux. La méthode pédagogique peut prévoir que pour passer d’une étape à l’autre, les stagiaires seront contraints de satisfaire aux exigences de l’étape n°1 avant de pouvoir passer à l’étape n°2 et ainsi de suite, comme dans un jeu de piste.</p>



<p>Par le biais de cette méthode pédagogique, les stagiaires ressentent que les contenus relatifs à la législation sont des contenus à prendre réellement avec sérieux et qu’il est nécessaire d’être rigoureux, quand il est question de législation. Ainsi, « l’atmosphère » de travail en lien avec le contenu, dans laquelle ils sont placés par le formateur, agira comme un repère. Les stagiaires pourront plus facilement s’approprier les connaissances relatives à la législation par la suite car, grâce à la méthode pédagogique utilisée, ils arriveront plus facilement à « penser législation », qui peut être considérée comme une manière de penser à part entière.</p>



<p>Ce troisième intérêt peut servir de repère pour le formateur en se posant la question suivante :&nbsp;<strong>« est-ce que la méthode pédagogique que je souhaite utiliser est liée à la nature même du contenu de formation ? »</strong>.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Choisir une méthode pédagogique en fonction d’un contenu&nbsp;: quelle démarche&nbsp;?</strong></h2>



<p>Si le&nbsp;<strong>choix de la méthode pédagogique</strong>&nbsp;a son rôle à jouer dans l’efficacité du formateur, à transmettre un contenu de formation, comment en choisir une pertinente&nbsp;<strong>par rapport à son contenu</strong>&nbsp;? Quelle démarche peut être suivie pour effectuer un choix de méthode pédagogique&nbsp;révélant pleinement, toute la valeur du contenu de formation et une intégration facilitée&nbsp;de celui-ci ?</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>1<sup>ère</sup>&nbsp;étape&nbsp;: déterminer le «&nbsp;thème&nbsp;» du temps de formation</strong></h3>



<p>Tout d’abord, le formateur décide du thème de formation ou sur quoi va porter le temps de formation qu’il a à mener.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>2<sup>ème</sup>&nbsp;étape&nbsp;: déterminer «&nbsp;l’objectif&nbsp;» du contenu de formation</strong></h3>



<p>Ensuite, le formateur détermine avec précision, l’objectif du temps de formation. La&nbsp;<strong>formulation du verbe</strong>&nbsp;en début d’objectif, me&nbsp;<strong>paraît importante</strong>&nbsp;car celui-ci va directement impacter le choix de la méthode pédagogique. Si par exemple le verbe est «&nbsp;sensibiliser », la méthode pédagogique utilisée aura plutôt tendance à entrainer une première réflexion chez les stagiaires ; concrètement, on pourrait donner des citations aux stagiaires à partir desquelles, ils vont devoir faire émerger ce que ça leur évoque. Dans ce cas-là, le formateur «&nbsp;donne à réfléchir&nbsp;» sans pour autant aller dans le détail du contenu. A l’inverse, si le verbe est «&nbsp;approfondir&nbsp;», il peut être intéressant que la méthode pédagogique utilisée laisse apparaître certaines subtilités dans le dessein que les stagiaires approfondissent leur réflexion. Pour cela, le formateur peut même «&nbsp;se faire l’avocat du diable&nbsp;», pour réellement approfondir les connaissances issues du temps de formation.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>3<sup>ème</sup>&nbsp;étape : déterminer le «&nbsp;type&nbsp;» du contenu de formation</strong></h3>



<p>Pour continuer, le formateur devra donc&nbsp;<strong>cibler le contenu de formation</strong>&nbsp;abordé, ce qu’il souhaite transmettre à ses stagiaires. Être au clair sur le contenu (considéré au sens large) à transmettre permet de délimiter le champ de connaissances faisant l’objet du temps de formation. Cette étape est importante car en fonction du nombre et du type de connaissances mobilisées, la méthode pédagogique utilisée sera différente. Si les contenus sont nombreux, alors peut-être qu’une méthode pédagogique composée de plusieurs temps courts et où les connaissances vues à chacun de ces temps sont transmises sans à avoir à effectuer une recherche approfondie de celles-ci, peut être particulièrement intéressante.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>4<sup>ème</sup>&nbsp;étape&nbsp;: déterminer le «&nbsp;type de méthode pédagogique&nbsp;» du contenu de formation</strong></h3>



<p>Pour aller plus loin, le formateur se positionne également sur le&nbsp;<strong>type de méthode pédagogique</strong>&nbsp;qu’il va utiliser en répondant aux questions suivantes&nbsp;: est-ce que je laisse aux stagiaires le temps de réfléchir&nbsp;? Est-ce que je souhaite qu’ils réagissent de manière plutôt spontanée&nbsp;du type brainstorming ? Est-ce que je souhaite qu’ils s’appuient sur leur vécu pour pouvoir aborder les contenus de formation&nbsp;? Le formateur effectuera donc un choix de méthode pédagogique au caractère plutôt magistral par exemple, ou encore une méthode pédagogique où les stagiaires partent de leur expérience…</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>5<sup>ème</sup>&nbsp;étape : «&nbsp;choisir la méthode pédagogique&nbsp;» du contenu de formation</strong></h3>



<p>Enfin, il s’agit pour le formateur de faire le&nbsp;<strong>choix d’une méthode pédagogique</strong>&nbsp;plutôt « dynamique », « directe » (questions-réponses) ou « indirecte » (réflexions de la part des stagiaires et on met en commun après), « individuelle » ou « en groupe » ou « mixée ». A cette étape, il fait un choix définitif qui sera retenu pour animer le temps de formation.</p>



<p>Par exemple, le formateur peut opter pour une méthode pédagogique « dynamique » avec des « temps courts de travail » successifs. Il prépare une frise reprenant les différentes étapes d’une journée type d’une formation en présentiel et à chacune de ces étapes, il donne plusieurs mots qui sont inscrits sur un bout de papier et parmi eux, certains sont corrects, d’autres non. Les stagiaires ont pour consigne de faire du tri et de ne retenir que ceux qui leur paraissent correspondre à cette étape de la journée. L’exercice est répété pour chaque étape de cette journée type. Dans cet exemple, les stagiaires ont les réponses sous les yeux qu’ils doivent repérer et ils n’ont aucunement besoin de trouver ce qu’il y a à faire à tel ou tel moment de la journée mais simplement d’identifier ce qui leur parait le plus logique.</p>



<p>Cette manière de fonctionner permet, malgré la quantité importante d’informations à retenir, de maintenir l’attention des stagiaires, qui est, certes sollicitée plusieurs fois, mais sur une courte durée, ce qui favorise l’intégration du contenu de formation.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Et concrètement, ça donne quoi&nbsp;?</strong></h2>



<p>Afin de rendre plus concrets ces propos, je vous propose de les illustrer avec un exemple de construction d’une méthode pédagogique en fonction du contenu d’un temps de formation, pour le public «&nbsp;formateurs&nbsp;».</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>1. Thème du temps de formation</strong></h3>



<p>Le thème qui est choisi pour cet exemple est&nbsp;<strong>«&nbsp;la posture du formateur&nbsp;»</strong>. Ce temps de formation a pour objet d’inviter les formateurs à s’interroger sur leur posture professionnelle, lorsqu’ils animent une formation. L’intitulé de ce temps de formation pourrait être le suivant&nbsp;: «&nbsp;le positionnement du formateur lors de l’animation d’un temps de formation&nbsp;».</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>2. Objectif du temps de formation</strong></h3>



<p>L’objectif retenu ici est de&nbsp;<strong>«&nbsp;découvrir différentes approches de la formation&nbsp;»</strong>&nbsp;en tant que nouveau formateur. Il s’agit à cette étape que le nouveau formateur ait conscience de différentes manières de fonctionner pour transmettre un contenu.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>3. Type de contenu du temps de formation</strong></h3>



<p>Le contenu abordé peut être le suivant&nbsp;:</p>



<p>–&nbsp;<strong>approche descendante ou «&nbsp;top down&nbsp;»</strong>&nbsp;: le formateur transmet de manière magistrale, un savoir à ses stagiaires, lesquels vont devoir le comprendre et se l’approprier. Il présente sa conception et chercher à convaincre les stagiaires par le biais de l’argumentation.</p>



<p>–&nbsp;<strong>approche ascendante ou «&nbsp;bottom up&nbsp;»</strong>&nbsp;: le formateur part des expériences des stagiaires, d’exemples de terrain à partir desquels il formalise des idées pour aller vers le contenu à transmettre. Il confronte les stagiaires à leurs obstacles qui peuvent être des croyances, des blocages affectifs, pour pouvoir les dépasser.</p>



<p>–&nbsp;<strong>approche exploratoire</strong>&nbsp;: le formateur propose différents contenus aux stagiaires (par exemple sous forme vidéo) et ces derniers vont devoir essayer de repérer les contenus que souhaite aborder le formateur&nbsp;; pour cela il oriente le regard des stagiaires en leur donnant un critère d’observation.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>4. Type de méthode pédagogique du temps de formation</strong></h3>



<p>Au regard de l’objectif qui est donné à ce temps de formation, à destination des nouveaux formateurs, qui, pour rappel, consiste à « découvrir différentes approches de la formation », le choix qui semble être le plus cohérent au regard de cet objectif serait d’utiliser comme méthode pédagogique, une «&nbsp;approche exploratoire&nbsp;». En effet, si les stagiaires ont une très faible expérience de la formation, alors le fait d’observer et de mettre en mots les différentes approches (qui est le contenu du temps de formation), peut leur permettre de mieux distinguer celles-ci, de manière claire.</p>



<h3 class="wp-block-heading"><strong>5. Choix de la méthode pédagogique du temps de formation</strong></h3>



<p>Plus concrètement,&nbsp;<strong>le formateur montre des vidéos</strong>&nbsp;aux stagiaires qui illustrent telle ou telle approche de la formation. A partir du visionnage de la première vidéo, le formateur demande aux stagiaires de décrire individuellement la manière que le formateur utilise dans la vidéo pour transmettre le contenu. Puis, il propose une deuxième vidéo et enfin une troisième vidéo, lesquelles illustrant chacune un type d’approche de la formation. Suite à ce temps d’observation des vidéos, il y a un temps d’échange entre formateur et stagiaires par rapport à ces vidéos de sorte à faire correspondre le type d’approche observée (ascendante, descendante, exploratoire) à la vidéo regardée.</p>



<p>Les stagiaires, à travers cette méthode pédagogique, découvrent&nbsp;<strong>les différentes approches</strong>&nbsp;puisque le nom de celles-ci sont laissées à la discrétion du formateur dans un premier temps. Sur la fin du temps de formation, le formateur fait un bilan des échanges entre lui-même et les stagiaires de sorte à nommer les différents types d’approches qui peuvent être utilisées pour animer un temps de formation en tant que formateur.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Prendre en compte le contenu de formation, oui, mais c’est tout&nbsp;?</strong></h2>



<p>Comme nous l’avons vu tout au long de cet article, faire un choix de méthode pédagogique en corrélation avec le contenu du temps de formation, semble bien être une piste des plus intéressantes sur laquelle s’engager. Toutefois, il me paraît important de mesurer l’impact de la prise en compte du contenu de formation dans le choix de la méthode pédagogique en mettant en exergue l’idée que la méthode pédagogique choisie, est aussi dépendante d’autres facteurs tels que le&nbsp;<strong>«&nbsp;contexte du moment&nbsp;»</strong>&nbsp;dans lequel se trouve le groupe de stagiaires, mais aussi en fonction des&nbsp;<strong>«&nbsp;caractéristiques des stagiaires eux-mêmes&nbsp;»</strong>.</p>



<p>Si par exemple la méthode pédagogique, très bien adaptée au contenu de formation, est basée sur une réflexion importante de la part des stagiaires, et que ceux-ci sont, à ce moment-là, fatigués et peu réceptifs, alors le contexte est à prendre à compte et il peut être des plus judicieux que la méthode pédagogique utilisée par le formateur, plus dynamique, voire, que celle-ci soit changée par le formateur.&nbsp;<strong>Le contenu de formation, le contexte et les stagiaires sont</strong>&nbsp;donc pour moi,&nbsp;<strong>trois facteurs interdépendants</strong>, à prendre en compte, pour effectuer un choix de méthode pédagogique des plus adapté, pour l’animation d’un temps de formation.</p>



<p>S’il est incontournable pour les formateurs, de faire des choix de méthodes pédagogiques pour animer leurs temps de formation, cette partie du travail du formateur peut être fastidieuse et requière, chez les formateurs, de maîtriser pleinement le contenu du temps de formation pour pouvoir ainsi, le «&nbsp;didactiser&nbsp;» de sorte à le rendre le plus accessible possible à ses stagiaires.&nbsp;<strong>Penser les étapes par lesquelles passer, c’est au final penser l’accompagnement des stagiaires, dans l’intégration du contenu de formation qu’ils reçoivent, qu’ils s’approprient</strong>. Si la prise en compte du contenu de formation, pour élaborer une méthode pédagogique, est insuffisante, il paraît bien être un incontournable pour veiller à augmenter les chances de succès chez les stagiaires, de ressortir grandis, du temps de formation qu’ils ont vécu.</p>



<p><a href="https://www.digiformag.com/author/julien/"><strong>Julien Contu</strong></a></p>
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		<title>Comment la pédagogie peut sauver le monde !</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Siny Seck]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 May 2023 12:53:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Learning]]></category>
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					<description><![CDATA[Laissez-moi vous prouver le contraire. Ou comment la pédagogie peut être utilisée comme une arme pour changer le monde. Dans&#160;le[&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;" class="sharethis-inline-share-buttons" ></div>
<p><strong><em>Laissez-moi vous prouver le contraire. Ou comment la pédagogie peut être utilisée comme une arme pour changer le monde.</em></strong></p>



<p>Dans&nbsp;le système éducatif de l’Allemagne Nazi les enfants n’apprennent pas à penser mais à être. Hitler nous donne ici sa vision de l’éducation :&nbsp;<em>“il y apprendra à se taire et à accepter les réprimandes même injustifiées”.&nbsp;</em>Beau programme. Sous Franco, on éduque des jeunes mères et non des écolières. Et on pourrait multiplier les exemples avec le régime cubain des années Castro, celui de l’URSS ou de la Chine maoïste.&nbsp;</p>



<p>Le point commun entre ces régimes ? Ils utilisent bon an mal an la même méthode pédagogique ! L’endoctrinement par le discours unique, la sur valorisation des comportements jugés bons, l’humiliation et la sortie du collectif pour celles et ceux qui osent adopter un discours ou des comportements différents. Ce qui est horrible, c’est que ces méthodes ont prouvé leur efficacité.</p>



<p><em>Alors oui, la pédagogie peut – ici pour le pire – changer le monde.&nbsp;</em></p>



<p>Fort heureusement, vous n’êtes pas un dictateur (enfin j’espère^^). Aujourd’hui, c’est une éducation émancipatrice qui domine. Si chaque année nous avons droit à une polémique sur les programmes scolaires français, nous ne pouvons douter décemment de l’objet premier de notre école : former des citoyens et citoyennes libres. Oui mais voilà, le résultat est souvent… décevant. Un niveau scolaire jugé en baisse, une défiance vis-à-vis de l’école, la culture des notes et de la punition… bref, si l’objet est bon, les méthodes doivent être améliorées si l’on veut former des citoyens éclairés et joyeux ! Il n’y a qu’à voir l’essor exponentiel des écoles aux&nbsp;<a href="https://cpu.umontreal.ca/expertises/methodes-pedagogiques-actives/">pédagogies actives</a>&nbsp;(Montessori, Freinet, Steiner Waldorf, etc.) pour comprendre qu’un mouvement pour une pédagogie alternative est en marche. Ces méthodes ne sont pas parfaites, mais elles ont le mérite d’aller dans le bon sens, celui du développement d’une conscience critique et d’une liberté de penser.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’andragogie au service d’adultes acteurs</h2>



<p>On comprend bien l’impact de la pédagogie sur nos plus jeunes. Qu’en est-il pour nous les adultes ?&nbsp;</p>



<p><em>Je peux vous le dire droit dans les yeux : oui vous exercez un métier FORMIDABLE, oui vous avez la possibilité d’influencer le cours des choses !</em></p>



<p>Toujours pas convaincu ?&nbsp;</p>



<p>Il faut ici partir du but de la formation pour adultes. Il ne s’agit pas / plus de former des libres penseurs, mais bien d’impacter les actions des apprenants. Comprendre : suis-je plus apte à agir après une formation ? Il faut se le dire, souvent la réponse est un timide oui. Trop timide. La raison ? Une pédagogie visiblement majoritairement passive, avec beaucoup de savoir, un peu de pratique, mais pas de passage à l’action. Ainsi, que va-t-il rester ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Comment VOUS pouvez sauver le monde !</h2>



<p>Passons ici en revue quelques ingrédients nécessaires à la mise en place d’une pédagogie pour adulte (la fameuse andragogie) qui favorise l’action et le changement. Recette non exhaustive d’une formation qui change (un peu) le monde.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Ingrédient 1 : maitriser le marketing</h3>



<p>Ici, on ne parle pas encore de la formation ! Mais à quoi bon avoir la meilleure formation si personne ne la connaît et – pire – si personne n’a envie de la suivre ? Alors enfilez votre costume de publicitaire et faites du bruit ! En la matière&nbsp;<a href="https://www.switchcollective.com/">Switch Collective</a>&nbsp;est une référence. Site internet ludique et efficace, SEO au top, marketing maîtrisé et en parfait accord avec leur cible de citadins CSP+. Allez voir, ça donne envie ! Et ça marche, puisque ce sont les leaders sur le marché du “bilan de compétences réinventés”. Et, pour le coup, ils ont changé la vie de milliers de personnes.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Ingrédient 2 : donner du sens</h3>



<p>Passons maintenant à la motivation et à la réassurance. Donner du sens pour donner envie, c’est tout l’enjeu ! Expliquer le pourquoi et le pour quoi est fondamental. Si vous voulez embarquer, il faut partir des motivations intrinsèques de vos Persona (votre cible, vos apprenants). Que souhaitent-ils avoir et pouvoir réaliser avec la formation ? Il vous faut parler d’une cause à laquelle adhèrent vos apprenants. La meilleure des solutions est d’utiliser la simplissime formule&nbsp;<em>Problème &gt; Solution</em>. A quel problème répond votre formation ?&nbsp;</p>



<h3 class="wp-block-heading">Ingrédient 3 : scénariser l’apprentissage</h3>



<p>Une formation, c’est un parcours pédagogique. Avec un départ, des péripéties, et une arrivée. A l’instar d’une série&nbsp;<a href="https://www.fredzone.org/les-10-series-au-plus-gros-succes-de-netflix-en-terme-de-visionnage">Netflix</a>, vous pouvez concevoir chaque temps pédagogique (qu’il soit en présentiel, en distanciel, individuel ou collectif) comme un épisode. Et que se passe-t-il à la fin de chaque épisode ? du suspense, une intrigue, pour donner envie de regarder l’épisode suivant ! Et au début d’un épisode ? On rappelle les fondamentaux ! Enfilez votre cap d’ingénieur pédagogique, et faites parler le Spielberg qui sommeille en vous !</p>



<h3 class="wp-block-heading">Ingrédient 4 : impliquer les apprenants</h3>



<p>Enfin, votre formation commence, vous êtes prêt à changer le monde ! Il vous faut ici adapter votre posture : ce n’est pas le formateur qui est au centre, mais l’apprenant ! A l’image de&nbsp;<a href="https://eduscrum.org/">l’eduScrum</a>&nbsp;(méthode d’apprentissage néerlandaise inspirée des méthodes agiles de développement d’application informatique), vous êtes un facilitateur de la transmission des compétences. C’est bien l’apprenant qui, par des ateliers individuels et collectifs, comprend, apprend, agit ! La meilleure méthode d’implication ? Faire de vos apprenants des formateurs et miser sur la ludopédagogie !</p>



<h3 class="wp-block-heading">Ingrédient 5 : valoriser les réalisations</h3>



<p>Que votre formation soit certifiante ou non, la fin de la formation est souvent synonyme de questionnaire de satisfaction et/ou d’examen. Ne trouvez-vous pas cela trop scolaire ? Quid de l’avenir et de l’impact de la formation ? Si j’ai réussi le quiz ou l’oral de fin, est-ce que ça veut dire que j’ai validé les compétences ? Là encore, trop souvent il s’agit plus de répondre à des obligations administratives que d’utiliser ce moment comme un levier du changement. Je vous propose ici d’utiliser comme validation une réalisation concrète et mesurable et d’inciter l’apprenant à s’engager via une road map précisant ses actions à venir. L’important ce n’est pas ce que vous avez appris, mais les actions qui découlent de votre compréhension des apprentissages. Ces actions existent-elles ? Sont-elles en adéquation avec les objectifs initiaux ? Valoriser le faire plutôt que le savoir-faire !</p>



<p><strong>Maintenant, vous savez. Vous savez que la pédagogie est une arme redoutable pour changer le monde, ou à défaut un groupe d’apprenants. Concevoir de telles formations, mettre en place ce type de pédagogie, demande un temps et un investissement certain. Mais Rome ne s’est pas faite en un jour ! Maintenant que vous savez, vous pouvez le faire. Oserai-je dire… vous devez ?</strong></p>
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		<title>Les 10 règles à suivre pour booster votre capacité d’apprentissage</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Siny Seck]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 May 2023 12:46:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Learning]]></category>
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					<description><![CDATA[]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;" class="sharethis-inline-share-buttons" ></div>
<ol type="1">
<li><strong>Identifiez ce que vous voulez apprendre</strong>, et pourquoi. Apprendre sans vraiment le vouloir, ça ne fonctionne pas (ou en tout cas pas très longtemps).</li>



<li><strong>La concentration, c’est la clé !</strong>&nbsp;On a dit focus !</li>



<li><strong>Distribuer l’apprentissage</strong>. Comprendre on n&nbsp;Transférabilité des acquis en situation de travail&nbsp;n’ apprend pas en une fois mais en plusieurs petites fois. De la répétition, idéalement quotidienne, né un apprentissage efficace. Exemple avec la musique : mieux vaut 15 min par jour pendant 8 jours, qu’une seule fois 2 heures, dixit Stanislas Dehaene.</li>



<li><strong>Ne pas viser trop haut.</strong>&nbsp;Il s’agit de se fixer des objectifs à votre portée ! Viser haut, mais commencer petit&nbsp;</li>



<li><strong>Bien dormir</strong>, pour consolider les apprentissages. C’est valable pour les plus jeunes (ça on le sait), mais aussi pour nous (les vieux) ! Si on n’ apprend pas en dormant, on mémorise en dormant. Quand vous dormez, votre cerveau, lui, ne chôme pas !</li>



<li><strong>L’échec est positif</strong>. Il est inhérent à l’apprentissage, à condition de comprendre pourquoi.</li>



<li><strong>Nourrir sa curiosité</strong>, notamment en créant des routines d’apprentissage. Je vous lance un défi : à chaque semaine un nouvel apprentissage ! Vous êtes plutôt podcast, article, vidéo ou discussion ? A vous de jouer (d’apprendre) !</li>



<li><strong>Travailler votre mémoire.</strong>&nbsp;Apprendre c’est bien, encore faut-il retenir ce que vous avez appris. A chacun sa recette : besoin d’un visuel ? de vous “raconter” une histoire ? d’écrire ? etc. Les possibilités sont infinies. Retenez ces quelques éléments : la place dans votre cerveau n’est pas limitée ; mémoriser, c’est s’entraîner à mémoriser ; comprendre est (souvent) nécessaire.</li>



<li><strong>Formez-vous à l’apprentissage !</strong>&nbsp;Apprendre à apprendre est, d’après le World Economic Forum, une des 10 compétences clés à maîtriser à l’époque actuelle. Mon conseil : investissez d’abord dans cette compétence – surtout si vous êtes formateur – et toutes les autres compétences seront plus simples à acquérir.</li>



<li><strong>Rédiger un plan d’apprentissage</strong>. Quelles compétences maitrisez vous et à quel degré ? Quel est votre besoin en compétences pour l’avenir ? Comment acquérir ces compétences ? Autant de questions qui méritent un véritable plan !</li>
</ol>
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		<item>
		<title>Comment apprendre efficacement : les 10 fausses idées</title>
		<link>https://univercampus.com/2023/05/30/comment-apprendre-efficacement-les-10-fausses-idees/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Siny Seck]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 May 2023 12:37:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Learning]]></category>
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					<description><![CDATA[Au moment de se lancer dans certains apprentissages, certaines personnes sont soudain paralysées par le doute ou le découragement .[&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-top: 0px; margin-bottom: 0px;" class="sharethis-inline-share-buttons" ></div>
<p><em>Au moment de se lancer dans certains apprentissages, certaines personnes sont soudain paralysées par le doute ou le découragement . Elles répètent à tout propos « C’est trop dur pour moi, je n’y arriverai jamais, je ne peux pas apprendre car je n’éprouve pas de plaisir » etc. Elles sont souvent victimes de quelques « de fausses idées » qui les empêchent d’aller de l’avant et de réussir en utilisant au mieux leur potentiel.&nbsp;</em></p>



<p>En effet, dans le domaine des apprentissages chacun pense savoir mieux que tout le monde ce qu’il faut faire pour apprendre et s’empresse de dispenser largement ses conseils. Ces recommandations se montrent parfois utiles dans certaines circonstances, mais se révèlent malheureusement inopérantes en d’autres occasions. Ceux qui les acceptent comme vérités premières et les suivent à la lettre se trouvent alors en difficulté.</p>



<p>Voici dix « vraies-fausses idées » qui peuvent constituer des freins puissants pour ceux qui veulent réussir à apprendre mieux.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Fausse idée n°1 –&nbsp;Avec de la volonté, on peut réussir dans tous les domaines : celui qui veut peut !</strong></h2>



<p>Cette maxime, héritage des discours moralisateurs en vogue autrefois, n’est plus de mise aujourd’hui. Nos connaissances sur le cerveau et les différences individuelles rendent cette affirmation obsolète. La volonté peut certes faire des miracles, mais elle ne peut pas tout. Chacun de nous a un domaine dans lequel il est un peu « illettré » malgré lui. S’acharner pour y réussir est souvent vain et contre performant.</p>



<p>Pour le Dr Oakley (professeur en ingénierie pédagogique à l’université d’Oakland)&nbsp;</p>



<p><em>Il est nécessaire de comprendre que chacun d’entre nous apprend de différentes manières. Ceux qui ont un «cerveau de voiture de course» obtiennent des informations; ceux qui ont le «&nbsp;cerveau du randonneur&nbsp;» mettent plus de temps à assimiler l’information, mais, comme un randonneur, perçoivent plus de détails en cours de route. Reconnaître les avantages et les inconvénients est la première étape pour apprendre à aborder un sujet inconnu. [1]</em><em><br></em></p>



<p>Car chacun apprend différemment. Alors cela pose des problèmes. Pour le Dr Mel Levine&nbsp;Professeur de pédiatrie&nbsp;à l ‘école de médecine de l’Université de la Caroline du Nord</p>



<p><em>«&nbsp;Personne n’apprend de la même Façon. Et cela crée des problèmes pour bien des élèves, parce que la plupart des écoles s’accrochent encore à une philosophie de l’éducation prônant une même méthode pour tous. En conséquence, ces élèves ont des difficultés car leurs mécanismes d’apprentissage ne cadrent pas avec les méthodes scolaires.&nbsp;</em>»&nbsp;</p>



<p>Conclusion : on ne peut pas faire rentrer un carré dans un rond. La solution ? Il vaut mieux pratiquer le « lâcher-prise » et « faire son deuil » de façon intelligente et constructive en élaborant une stratégie efficace qui consiste à faire le nécessaire pour ne pas se démotiver ni perdre pied. Il est bon de mobiliser son énergie de façon à atteindre l’excellence dans ses points forts pour compenser les faibles résultats obtenus – comme prévu – dans la matière ou le domaine de son incompétence.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Fausse idée n°2 – Il faut arriver à élucider les raisons profondes de nos blocages pour arriver à apprendre mieux</strong></h2>



<p>La découverte des origines de certains blocages libère une formidable énergie et redonne, à certains, le goût et l’ardeur pour apprendre…mais il ne faut cependant pas se leurrer : certains blocages sont le résultat de situations si complexes qu’il est impossible de les démêler et d’autres, dont on retrouve facilement l’origine, ne permettent pas mieux de déclencher le désir d’apprendre.</p>



<p>En s’employant à raviver les souvenirs du passé, à découvrir les origines lointaines de ses contre-performances, on entretient souvent la rancœur et le désir de vengeance vis-à-vis de ses parents ou de ses enseignants tout en justifiant sa passivité et son incapacité à changer . C’est pourquoi il vaut mieux se demander «&nbsp;<em>comment et quoi faire</em>&nbsp;» pour réussir à apprendre mieux malgré les blocages hérités du passé en se tournant résolument vers le présent pour préparer le futur, car c’est là que réside l’important !</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Fausse idée n°3 – Le stress est le plus grand ennemi de celui qui veut apprendre</strong></h2>



<p>Il n’est pas question de nier&nbsp;<a href="https://www.apprendreaapprendre.com/reussite_scolaire/la-gestion-du-stress/"><strong>ici l’influence nocive du stress</strong></a>&nbsp;sur les démarches d’apprentissage. Chacun sait qu’il est capable de générer de graves difficultés de mémorisation et des défaillances de réflexion.</p>



<p>Mais il est bon de savoir que l’absence de stress nuit aussi profondément aux apprentissages que l’excès d’anxiété. Le stress est un bienfaiteur qui nous permet de mobiliser l’énergie nécessaire et suffisante pour mener à bien ce que l’on entreprend.</p>



<p>Tout est question d’état d’esprit et de gestion du stress. Des études démontrent que le stress est probablement nocif si, à cause de votre stress, vous vous sentez inadéquat, si vous vous sentez incontrôlable ou si vous ne vous sentez pas bien, ou si vous êtes isolé.&nbsp;</p>



<p>En matière de stress tout est question de dosage. Le sur-stress provoque le « burn-out », tension insupportable qui détruit notre organisme… le sous-stress déclenche le « bore out » (ou l’ennui) qui nous consume tout autant par absence de stimuli… tandis que le bon stress assure la juste tension qui permet de mobiliser tout son être pour atteindre le but recherché : il s’obtient en se donnant un projet qui corresponde à ses capacités, ses goûts et ses performances et en se lançant des défis faciles à relever.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Fausse idée n°4 – Il est impossible de réussir à apprendre quand on n’est pas motivé par ce que l’on apprend</strong></h2>



<p>La motivation constitue le plus puissant des moteurs pour réussir dans tout ce que l’on entreprend : un être motivé arrive à mobiliser et canaliser son énergie plus vite et mieux qu’une personne peu – ou pas – motivée par une tâche. On a cependant coutume de confondre motivation et plaisir et d’en déduire qu’un travail facile et agréable motive forcément tandis qu’un travail ardu constitue une profonde source de démotivation.</p>



<p>C’est une erreur ! Le plaisir nous oriente parfois vers des tâches qui ne correspondent pas toujours à nos capacités et nos performances tandis qu’un travail fastidieux permet de s’assurer d’atteindre l’objectif que l’on s’est fixé. Pour apprendre mieux, on doit souvent accepter de souffrir et de travailler sans plaisir pour réaliser plus tard un projet qui nous est cher.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Fausse idée n°5 – Utiliser les compliments et les louanges sans modération&nbsp;</strong></h2>



<p>On a souvent peur qu’un excès de compliments appuyés s’accompagne d’un relâchement immédiat du travail ou de l’effort . Pour éviter cet inconvénient, on en vient à se garder de féliciter ceux qui font du bon travail et à les critiquer pour les inciter à faire toujours mieux . C’est une erreur ! Il est scientifiquement prouvé que l’absence de signes de reconnaissance déclenche la démotivation et mène au désespoir tandis que les gratifications constituent les plus efficaces des stimulants pour aller de l’avant.</p>



<p>La psychologue Carol Dweck professeure à l’université de Stanford a effectué une étude&nbsp;</p>



<p>Des élèves en école primaire ont été invités à résoudre un ensemble de problèmes mathématiques moyennement difficiles. Il y avait 2 groupes d’élèves.</p>



<p>Dans le premier groupe et ont reçu des éloges centrés sur leur intelligence et leur capacité&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;Tu as vraiment bien fait; tu es si intelligent</em>&nbsp;».</p>



<p>Dans un second groupe, les élèves ont reçu des éloges centrés sur leurs efforts&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;Vous avez vraiment bien fait; vous avez dû faire de gros efforts&nbsp;</em>».</p>



<p>On a ensuite demandé aux enfants de relever un ensemble de défis bien plus difficiles qui les amenaient à l’échec.</p>



<p>Les chercheurs ont constaté que les enfants du deuxième groupe (qui ont reçu des éloges basés sur leurs efforts) ont plus de chances de montrer la volonté d’élaborer de nouvelles approches, de faire preuve de plus de résilience et d’attribuer l’échec au manque d’effort, pas au manque de capacité.</p>



<p>Les enfants du premier groupe (qui ont reçu des éloges basés sur leur intelligence) ont tendance à choisir des tâches qui confirment ce qu’on leur a dit : ils choisissent des tâchent qui mènent à la réussite, donc des tâches plus faciles (souvent basées sur des connaissances qu’ils savaient déjà). Ils montraient moins de résilience et de persévérance lorsque les problèmes devenaient plus difficiles et se décourageaient davantage face à l’échec.</p>



<p>Cette étude de Carole Dweck confirme 6 autres études menées sur le même sujet. Et même si l’étude de Carol Dweck date un peu (juillet 1998), ses conclusions restent actuelles.</p>



<p>Il est donc essentiel d’accompagner les efforts et les progrès de ceux qui apprennent, de gratifications bien ciblées qui constituent autant d’encouragements à continuer et persévérer. Compliments, félicitations et gratifications pour un travail bien fait sont sans conteste les meilleurs des « dopants ». Ils ont l’avantage d’être naturels, efficaces et gratuits.</p>



<p>Le psychanalyste Stephen Grosz décrit une conversation qu’il a eue avec une enseignante nommée Charlotte Stiglitz&nbsp;&nbsp;– la mère de l’économiste Joseph Stiglitz, lauréat du prix Nobel d’économie:</p>



<p>&nbsp;<em>« Je ne félicite pas un petit enfant d’avoir fait ce qu’il devrait être capable de faire», a-t-elle déclaré. «Je les félicite quand ils font quelque chose de vraiment difficile, comme partager un jouet ou faire preuve de patience. Je pense aussi qu’il est important de dire« merci »… mais je ne louerais pas un enfant qui joue ou qui lit.</em>&nbsp;»</p>



<p>Richard Bailey résume les choses ainsi&nbsp;</p>



<p><em>« Le compliment est comme le sucre.</em>&nbsp;Utilisé trop généreusement ou de manière inappropriée, il abime. Mais utilisé avec précaution et avec parcimonie, cela peut être une chose merveilleuse! »</p>



<p>Comme l’a montré l’enseignante et psychologue pour enfants &nbsp;Haim Ginott dans les années 60&nbsp;&nbsp;, les éloges et les compliments ont généralement un impact plus positif sur le comportement que n’importe quel type de blâme ou de punition (Renforcement positif). Mais il est simplement illusoire de croire que&nbsp; les compliments sont la clé de tout dans le&nbsp;<em>«</em>&nbsp;mieux apprendre ».</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Fausse idée n°6 –&nbsp;Quoi qu’on en dise il n’y a pas trente-six façons de faire pour apprendre</strong></h2>



<p>Le système éducatif français est fortement influencé par la culture « cartésienne » où la sacro-sainte « méthode » est élevée au statut de dogme universel ! Pour réussir à apprendre, on y préconise silence, stabilité du corps, concentration, travail individuel, apport théorique solide et mode de pensée modélisé.</p>



<p>Ce type de fonctionnement réussit au plus grand nombre, mais laisse sur le bord du chemin des personnalités aux profils différents. Il y a, en effet, plusieurs types d’intelligences, de mémoires, de façons de faire qui ont besoin d’être respectés pour permettre la réussite. Certains apprennent avec leur corps grâce au mouvement, d’autres par l’échange et le travail de groupe, d’autres par la manipulation concrète et la création, et les derniers en ayant recours à leur intuition. En respectant les processus d’apprentissage de chacun, il devient possible de faciliter leur réussite.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Fausse idée n°7 – Il est inefficace et contre performant d’apprendre par cœur</strong></h2>



<p>Cette assertion est devenue un leitmotiv qu’il est presque dangereux de contester à notre époque! Il est vrai que les générations précédentes abusaient de l’apprentissage par cœur et qu’il a fallu y mettre le holà ! Il semble que, par réaction, l’on ait poussé le curseur trop loin et que l’abandon du « par cœur » ait fait des ravages. La mémoire doit être nourrie. Elle ne peut fonctionner sans stocker des savoirs, des automatismes, des procédures pour pouvoir réutiliser ce matériel pour apprendre plus et mieux !</p>



<p>On ne récolte rien si l’on prétend semer sur une roche lisse et stérile. Il faut donc apprendre par cœur… mais on ne gagne pas à tout apprendre par cœur !Toutes les nomenclatures ( roches, planètes, muscles, dynasties) toutes les opérations mathématiques, les formules de base…. doivent être mémorisées grâce à des moyens mnémotechniques qui assurent un stockage de données faciles à stimuler à la demande. Ces acquisitions deviennent alors des roues de secours indispensables pour comprendre, apprendre et progresser…</p>



<p>Cela est également vrai pour l’apprentissage d’une langue étrangère. Le vocabulaire, les règles de grammaire, la conjugaison ne peuvent pas être appris autrement que par le par cœur. Et la meilleure façon d’apprendre dans ce cas-là est la répétition et donc le par cœur.</p>



<p>Peut-être que le « par cœur » vous a laissé un mauvais souvenir quand vous étiez élève et vous fait renaître des moments plutôt désagréables dans votre esprit ? Comme vous le voyez, il n’y a pas échappatoire. La question à se poser serait plutôt&nbsp; : «&nbsp;<em>Comment rendre l’apprentissage du par cœur plus agréable, plus digeste ?</em>&nbsp;»</p>



<p>Une des techniques pour rendre l’apprentissage du par cœur plus agréable sont les cartes mémoire ou flashcards en anglais. Voici une vidéo explicative ci-dessous.</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>&nbsp;Fausse idée n°8 – On ne retient que ce que l’on a compris</strong></h2>



<p>Il est clair que nous oublions plus vite et systématiquement les savoirs que nous avons mémorisés sans les comprendre ! Plus nos connaissances sont revues et corrigées grâce à une série d’expériences, de vérifications, de réalisations et de réinvestissements, plus elles sont solides… cependant…il faut bien le reconnaître, nous sommes pourtant capables de retenir avec succès le mode de fonctionnement de quantités d‘objets dont nous ne comprenons pas le fonctionnement technique ( ordinateur, téléphone portable, appareil numérique )…</p>



<p>De même, nous connaissons de nombreux concepts sans en prendre la dimension et en découvrons la signification plus tard à la lumière d’autres connaissances ou d’expériences qui nous manquaient pour nous permettre de les comprendre… Il est donc excessif de dire qu’il faut comprendre pour apprendre…il est&nbsp; souvent nécessaire de commencer par apprendre pour avoir la chance de comprendre …Il arrive même hélas que l’on apprenne sans jamais arriver à comprendre !</p>



<p>Chacun apprend bien différemment. Et selon le profil d’apprentissage de la personne, le besoin de sens et de compréhension sera plus ou moins fort. C’est surtout le cas pour les personnes ayant un profil de compréhension de type kinesthésique assez prononcé.</p>



<p>Permettez-moi de vous poser une question : « Que faisiez-vous le 11 septembre 2001, lorsque les 2 tours du World Trade Center se sont effondrées ? » Si vous n’étiez pas enfant à ce moment-là, j’imagine que vous vous souvenez de détails de cette journée, avec qui vous avez parlé, où vous étiez. Mais quel rapport me diriez-vous ?</p>



<p>Simplement pour vous montrer le rôle des émotions dans la mémorisation (et donc ce que l’on retient). Les 11 septembre 2001 était un moment de forte émotion et vos souvenirs se sont ancrés. En revanche, si je vous demande ce que vous avez retenu de votre journée la veille, le 10 septembre 2001, vous auriez bien du mal à me répondre quoique ce soit. C’est le vide.</p>



<p>Selon Alex Korb, docteur en neurosciences : «&nbsp;&nbsp;<em>Les émotions contribuent à cimenter les souvenirs dans notre cerveau à long terme. L’hippocampe est la structure cérébrale responsable de l’enregistrement de nouveaux souvenirs. Et il est intéressant de noter que l’hippocampe fait également partie intégrante des circuits émotionnels du cerveau: le système limbique.</em>&nbsp;» [8]</p>



<p>«&nbsp;<em>J’ai appris que les gens oublient ce que vous leur dites, ce que vous avez fait. Mais ils n’oublieront jamais ce que vous leur avez fait ressentir.</em>&nbsp;»</p>



<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Maya Angelou&nbsp;: essayiste et poète américaine</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>&nbsp;Fausse idée n°9 – L’oubli est un problème</strong></h2>



<p>Quand on cherche à apprendre, l’oubli c’est « le problème, c’est l’ennemi de tout apprentissage » pense-t-on.</p>



<p>Pas si sûr.</p>



<p>Les scientifiques décrivent parfaitement le mécanisme qui permet à toute donnée nouvelle d’être mémorisée grâce à l’intervention de neurotransmetteurs qui marquent des assemblées de neurones d’une trace chimique presque indélébile ce qui permet d’espérer que toute information mémorisée l’est pour la vie ! Hélas ! L’oubli est inéluctable…et même salutaire ! Comment pourrait-on survivre en gardant en mémoire tous les événements d’une vie ?</p>



<p>Notre cerveau est obligé de choisir…Choisir c’est éliminer et donc reléguer au second plan certains savoirs devenus moins utiles au quotidien pour engranger d’autres informations plus récentes et utiles au moment présent. Pour garder en mémoire certains éléments indispensables , pour lutter contre l‘oubli il est nécessaire de garder trace des données à conserver ( notes, mots clés) et de répéter, réactiver, redire, faire et refaire sans cesse pour éviter la disparition dans l’oubli.Une consolation cependant : les souvenirs mémorisés puis oubliés reviennent plus rapidement en mémoire que d’autres.</p>



<p>L’oubli nous permet de nous concentrer. Cela évite que les images intrusives de la mémoire restent trop longtemps dans la conscience. Car ces pensées hors sujet&nbsp; nous distraient :<em>&nbsp;« Qu’est-ce que je vais faire pour le dîner ? Quand ai-je eu ma dernière dent nettoyée ? Quelle était cette drôle de phrase du film hier soir ?</em>&nbsp;»</p>



<p>Elles sont un obstacle à une bonne mémorisation. Si nous voulons nous rappeler des idées et des images qui concernent un sujet précis (comme apprendre une leçon ou une série de vocabulaire) la faculté d’oubli est essentielle pour écarter de l’esprit toutes les images et les pensées parasites. [9]</p>



<h2 class="wp-block-heading"><strong>Fausse idée n°10 – S’approprier un savoir c’est se montrer capable de le traduire dans un langage simple</strong></h2>



<p>De nombreuses connaissances dans les domaines les plus divers sont communiquées à travers un jargon plus ou moins complexe qu’il faut assimiler…et digérer ! Certains en apprennent les termes par cœur et deviennent capables de le parler correctement et parfois brillamment comme une langue étrangère. D’autres s’adonnent à des traductions. Ces dernières permettent une bonne appropriation des concepts véhiculés…mais nécessitent une excellente connaissance de la langue française pour choisir le mot exact et pertinent qui convient. Ce travail est souvent contrarié par une véritable carence dans les domaines du vocabulaire et de la grammaire.</p>



<p>En conséquence il est parfois préférable de ne pas tenter de traduire les jargons pour éviter les contre sens dus à la pauvreté de la langue de transfert. Pour faciliter cette appropriation il est donc nécessaire de s’employer à acquérir un vocabulaire étendu dés la première enfance et de connaître les règles de grammaire pour effectuer les traductions les plus rigoureuses.</p>



<p><strong>Dossier et texte réalisés&nbsp;par&nbsp;<a href="https://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=auteurs&amp;obj=artiste&amp;no=7084">Marie-Joseph CHALVIN&nbsp;</a>psychologue et enseignante&nbsp; et Jean-François MICHEL</strong></p>
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